L'EN ne sait plus marquer
| Publié le 23 juin 2010 à 21h40 |
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A l’heure du coup d’envoi de cette première entre les Etats-Unis et l’Algérie. L’espoir était grand chez les Fennecs. L’équation était simple. Pour se qualifier, il « suffisait » de marquer et de gagner. Ce que ne sait plus faire l’Algérie depuis des mois. Son élimination est logique.
Le nul contre l’Angleterre (0-0) avait remis l’Algérie en course pour la qualification au second tour et transformé ce match contre les Etats-Unis en une véritable finale pour les deux formations. En incorporant Djebbour aux côtés de Matmour, le sélectionneur Saâdane avait clairement fait le choix de renforcer son attaque. Rassurés sur le plan défensif après avoir pris le contrôle du ballon, les Algériens allumaient la première mèche par Djebbour dont la frappe lourde trouvait la transversale d’Howard (6ème). La réplique américaine était immédiate, Gomez contraignant Mbolhi à un arrêt remarquable (7ème).
Le match était vraiment lancé. Attentistes durant le premier quart d’heure, les Américains sortent un peu plus, se faisant menaçants par Gomez (16ème), Donovan (17ème) et inscrivant même un but par Dempsey (20ème), refusé pour un hors-jeu très limite. A l’évidence, les contres des hommes de Bradley étaient plus tranchants, avec une présence en nombre (Altidore, Dempsey, Donovan, Gomez) et lancés dans la surface de réparation algérienne...
Les Fennecs étaient sauvés par la maestria de Mbolhi et ne répliquaient que par deux coups de fusil de loin par Matmour (36ème) et par Ziani (42ème). À l’issue d’une première période équilibrée, l’Algérie n’avait cependant pas réussi à résoudre la question récurrente de l’absence d’impact dans la surface de réparation adverse. Matmour et Djebbour, privés la plupart du temps du soutien de leurs milieux, finissant par s’en remettre aux tirs lointains.
La deuxième période partait sur le même mode. Les Algériens bien en place, organisés derrière et au milieu, n’arrivaient pas à accélérer devant. Alors que les contres américains restaient beaucoup plus violents et acérés, Altidore et Dempsey n’étaient pas loin de trouver l’ouverture (poteau par Dempsey, 56ème). Mais la défense algérienne ne rompt pas. Plus on avançait dans le match, plus les espaces s’ouvraient devant les attaquants, américains surtout. Finalement, c’est l’Algérie (réduite à dix ensuite par l'expulsion de Yahia) qui craquait dans le temps additionnel. Comme un symbole, le but de Donovan faisait suite à une occasion en or ratée par Saïfi. Élimination logique d’une sélection algérienne, certes séduisante et courageuse, mais terriblement inefficace.
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