Les Black Stars sous pression
| Publié le 1 juillet 2010 à 16h34 |
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A 24 heures du quart de finale face à l’Uruguay (vendredi 20h30 à Johannesburg), le Ghana s’efforce de ne pas se laisser happer par la pression qui monte autour de l’événement. Etat des lieux à J-1.
A un peu plus de 24 heures de son quart de finale de Coupe du monde face à l’Uruguay, la pression monte autour de l’équipe ghanéenne. Seuls porte-drapeaux d’un continent africain frustré par ses habituels ténors, les Black Stars prennent les choses avec ce mélange de calme et de détermination qui leur a si bien réussi jusqu’alors. Ne pas tomber dans le piège de l’auto-satisfaction, dans le relâchement des équipes « déjà contentes d’être là » : tel est le mot d’ordre du coach Milovan Rajevac. Pour le technicien serbe, ses hommes ont tout à fait les moyens d’« écrire l’Histoire », en devenant la première formation africaine à se qualifier pour les demi-finales d'un Mondial. « On va essayer de se détendre. C'est bien pour nous d'être là. Nous n'avons aucune obligation mais nous ferons de notre mieux pour écrire l'histoire », a déclaré Rajevac au centre d'entraînement de son équipe à Mogwase (nord).
Car tout un pays bien sûr, mais tout un continent également, n’attend que cela, épaté par cette équipe privée de sa seule star mondiale (Michael Essien), mais dont la vedette se nomme collectif. « Nous avons beaucoup de jeunes joueurs qui prennent confiance. La plus grande qualité de cette équipe, c'est son unité », déclare à ce propos Rajevac, lui-même l’une des grandes révélations de cette Coupe du monde. Signe de cette bonne entente de tout un groupe, le turbulent Sulley Ali Muntari, menacé d’exclusion la semaine passée, fait désormais corps avec l’équipe. Le jeu en valait la chandelle : la suspension d’André Ayew devrait offrir à l’Intériste sa première titularisation lors de cette Coupe du monde. Quant à l’ancienne vedette de la Juventus, Stephen Appiah, il se prête volontiers au rôle de joker de luxe que lui réserve son entraîneur.
A J-1, les soucis de Milovan Rajevac sont ailleurs et sont résumés par cette question : quelle défense sera-t-il bien possible d’aligner face à l’Uruguay ? Si Hans Adu Sarpei et John Paintsil seront en mesure d’occuper les flancs, l’axe central est en souffrance. Jonathan Mensah, qui remplaçait Isaac Vorsah depuis la rencontre face à l’Australie, est suspendu, alors que son homonyme, l’expérimenté John, de meure incertain en raison de douleurs au dos. Son état de santé sera suivi attentivement par les nombreux supporters des Black Stars. Autre incertitude, et non des moindres, celle entourant la présence de Kevin-Prince Boateng, sorti en se tenant la cuisse samedi…
Malgré ces incertitudes, Milovan Rajevac n’entend pas céder à la panique. Et la force de frappe offensive de la Celeste, avec sa paire Forlan-Suarez, duo d’attaque le plus efficace de cette Coupe du monde jusqu’alors, ne poussera pas pour autant les Black Stars à bouleverser leur plan de jeu. « Nous jouerons de la manière qui nous a amenés si loin. Nous n'ajusterons pas notre style. Nous essaierons de prendre parti des faiblesses que montrera notre adversaire », a poursuivi le Serbe. Et d’insister sur le pragmatisme à l’œuvre. « Ce qui est très important, c'est de réussir à changer de système en cours de match. » La victoire sera aussi à ce prix. Et les Black Stars auraient le bonheur de rendre visite à Nelson Mandela samedi en tant que première équipe du contient à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde. Peut-il exister meilleure source de motivation pour un footballeur africain ?
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